Olenghankoy satisfait des premiers acquis du sommet de Lomé

Joseph Olenghankoy s’est félicité des avancées issues du sommet de Lomé consacré à la recherche de la paix en République démocratique du Congo. Le président du CNSA salue les premiers résultats de la rencontre, notamment l’harmonisation et la rationalisation de différents processus de paix. Désormais, ceux-ci sont placés sous la responsabilité de l’Union africaine, afin de renforcer la cohérence et l’impact des efforts internationaux autour de la crise congolaise.

Jan 23, 2026 - 09:08
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Olenghankoy satisfait des premiers acquis du sommet de Lomé

Joseph Olenghankoy s’est félicité des avancées issues du sommet de Lomé consacré à la recherche de la paix en République démocratique du Congo. Le président du CNSA salue les premiers résultats de la rencontre, notamment l’harmonisation et la rationalisation de différents processus de paix. Désormais, ceux-ci sont placés sous la responsabilité de l’Union africaine, afin de renforcer la cohérence et l’impact des efforts internationaux autour de la crise congolaise.

Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) estime que l’initiative du président togolais, Faure Gnassingbé constitue une étape importante vers le règlement du conflit et l’amélioration de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Toutefois, Olenghankoy rappelle que la seule voie diplomatique demeure insuffisante face à une crise multiforme et multidimensionnelle. En plus, le Sage de la République a relevé que la multiplicité des acteurs et des initiatives dans les processus de paix en cours est un écueil majeur. Cette situation, a-t-il averti, comporte des risques de chevauchements, de contradictions et de conflits d’intérêts, peu favorables à l’unité d’action et à l’efficacité recherchée.

Tout en reconnaissant les progrès diplomatiques réalisés, le chef du CNSA insiste sur leurs limites. Pour Joseph Olenghankoy, la crise congolaise ne saurait être réduite à la seule dimension militaro-sécuritaire. Il devient de plus en plus évident, souligne-t-il, qu’une solution durable exige une approche globale, intégrant une dimension politique forte, à la hauteur du caractère profond et complexe de la crise que traverse la RDC.

 Dialogue intercongolais inclusif 

Au cœur de sa position, figure la conviction que le dialogue intercongolais inclusif constitue une urgence vitale. Selon le leader des FONUS, il n’est ni honorable ni responsable pour un peuple et son État de donner l’impression que leur salut dépend exclusivement de l’intervention de la communauté internationale ou de puissances étrangères.

Joseph Olenghankoy rappelle que le Congo, ce « grand pays au cœur de l’Afrique », a le devoir de faire confiance à son génie propre, de rassembler toutes les composantes de sa société autour de son devenir commun et, à certains égards, de son existence même. Une référence assumée à la pensée de Frantz Fanon, qui voyait en RDC, un élément central du destin du continent africain.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2006 croît dur comme fer que la concertation doit être le socle de la cohésion nationale, catalyseur de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Ce cadre, explique-t-il, permettrait de conjuguer la paix sécuritaire, civile et politique, fondement de la stabilité du pays.

Pour y parvenir, un climat de confiance est indispensable. Celui-ci, insiste Olenghankoy, doit être créé par les Congolais eux-mêmes, en écartant toute pratique d’exclusion ou de marginalisation. Si cette responsabilité est collective, poursuit-il, elle incombe en premier lieu au président de la République, en sa qualité de garant de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, conformément à l’article 69 de la Constitution.

 Des arrestations arbitraires inquiètes 

Dans ce cadre, le CNSA exprime ses préoccupations face à certaines arrestations d’acteurs politiques et de leaders d’opinion, qu’il estime contre-productives pour la cohésion nationale. Ces actions, parfois perçues comme des enlèvements ou des persécutions, jettent, selon lui, le doute sur l’action de l’État et poussent certains citoyens à l’exil. Le CNSA appelle les services de l’État à privilégier la transparence républicaine et le strict respect des procédures légales, afin d’éviter toute suspicion et de renforcer la confiance entre les institutions et la population.

Source : https://www.mediacongo.net/

Rédaction Kuvuk

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