Taux de change : Gode Mpoyi dénonce la « théorie Wameso » qu’il juge plus dangereuse que le M23
La question du taux de change continue de susciter de vives tensions. Lors d’une intervention sur les ondes de Radio Okapi, le député national Gode Mpoyi a vivement critiqué la gestion actuelle de la politique de change, mettant directement en cause André Wameso, gouverneur de la banque centrale du Congo (BCC).
La question du taux de change continue de susciter de vives tensions. Lors d’une intervention sur les ondes de Radio Okapi, le député national Gode Mpoyi a vivement critiqué la gestion actuelle de la politique de change, mettant directement en cause André Wameso, gouverneur de la banque centrale du Congo (BCC).
Dans des propos particulièrement virulents, l’élu de Kinsha affirme que la gestion d’André Wameso est un danger plus que le mouvement rebelle M23.
« Ce que Wameso fait avec la Banque centrale du Congo est pire que le M23 », a-t-il déclaré
Une déclaration choc qui illustre, selon lui, la gravité de la situation économique actuelle et les conséquences potentielles des choix opérés en matière de régulation du taux de change.
Des accusations lourdes contre la BCC, Gode Mpoyi estime que la politique de change actuellement appliquée manque de transparence et de cohérence, et qu’elle contribue à la dépréciation du franc congolais face aux principales devises étrangères.
Il accuse certains cadres de la Banque centrale d’être impliqués dans des pratiques qui fragiliseraient l’économie nationale.
À ce sujet, il appelle à des mesures radicales : « Tous les agents de la BCC impliqués dans l’affaire du taux doivent être renvoyés ».
Pour le député, l’instabilité du taux de change ne se limite pas à un problème technique ou financier, mais constitue une menace directe pour la stabilité sociale et politique du pays.
Le taux de change comme facteur de crise sociale afin d’appuyer son argumentaire, Gode Mpoyi a fait une comparaison internationale marquante. « Je rappelle que ce qui se passe en Iran a été déclenché par le taux de change ».
Par cette référence, il cherche à souligner que les déséquilibres monétaires peuvent être à l’origine de mouvements sociaux majeurs, voire de crises politiques profondes, lorsque le pouvoir d’achat des populations est durablement affecté.
Un débat relancé sur la gouvernance économique, ces déclarations relancent le débat sur la gouvernance économique en RDC, notamment sur le rôle réel de la Banque centrale, son indépendance, ainsi que l’influence dans les décisions stratégiques de l’État. Elles interviennent dans un contexte marqué par la hausse des prix des biens de première nécessité, largement attribuée à la volatilité du taux de change.
Si certains observateurs estiment que ces propos relèvent d’une surenchère politique, d’autres considèrent qu’ils traduisent un malaise réel au sein de la classe politique et de l’opinion publique face à la situation économique du pays.
Vers une clarification officielle attendue : pour l’heure, ni la Banque centrale du Congo ni les personnes mises en cause n’ont officiellement réagi à cette déclaration.
Toutefois, la sortie médiatique de Gode Mpoyi pourrait pousser les autorités à s’exprimer davantage sur leur stratégie de stabilisation du franc congolais et sur les mécanismes de contrôle internes à la BCC.
Dans un pays où l’économie reste fortement dollarisée, la question du taux de change demeure plus que jamais un enjeu central, à la croisée des préoccupations économiques, sociales et politiques.
Source : https://www.mediacongo.net/
Rédaction Kuvuk
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