Dialogue politique en RDC : le mouvement « Sauvons la RDC » recommande à Kinshasa de «vider le processus de Doha» si l’initiative vise le rétablissement de la paix dans l’Est

Le mouvement « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila affirme avoir été consulté par deux fois par « les hautes autorités» de l’Angola au sujet de l’éventuelle organisation d’un dialogue politique en RDC. Saluant l’implication personnelle du chef d’Etat angolais, João Lourenço, pour la recherche de la paix au pays, la plateforme politique et sociale née à Nairobi, a néanmoins donné ses préalables.

Jan 15, 2026 - 08:31
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Dialogue politique en RDC : le mouvement « Sauvons la RDC » recommande à Kinshasa de «vider le processus de Doha» si l’initiative vise le rétablissement de la paix dans l’Est
Déclaration de principe entre la RDC et le M23 à Doha

Le mouvement « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila affirme avoir été consulté par deux fois par « les hautes autorités» de l’Angola au sujet de l’éventuelle organisation d’un dialogue politique en RDC. Saluant l’implication personnelle du chef d’Etat angolais, João Lourenço, pour la recherche de la paix au pays, la plateforme politique et sociale née à Nairobi, a néanmoins donné ses préalables.

Dans un communiqué consulté par ACTUALITE.CD, le mouvement Sauvons la RDC, qui est pourtant partant pour un dialogue qu’il veut « un forum par excellence de la consécration, de la réconciliation, et de paix retrouvée », invite Kinshasa à rentrer à Doha, au Qatar, où il négocie depuis des mois déjà avec la rébellion de l’AFC/M23, pour achever le processus sous médiation qatarie, si seulement si l’initiative tant souhaitée par l'opposition vise réellement le rétablissement de la paix dans l’Est du pays, et puis viendront d’autres aspects de la crise, dont militaires et ceux relatifs au cessez-le-feu.

« Si réellement, l'objectif est le rétablissement de la paix, il est plus indiqué de vider le processus de Doha qui engage le gouvernement et l'opposition armée, avant de passer au dialogue, afin que tous les aspects militaires de la crise ayant été pris en charge et que toutes les modalités idoines pour faire taire les armes, y compris le cessez-le-feu, convenus par les parties en cause ayant été mises en œuvre, le dialogue puisse se dérouler plus sereinement et avoir plus de chance d'être ce qu'il est censé être, à savoir: un forum et le lieu par excellence de la consécration de la réconciliation, de la paix retrouvée, de l'unité de la nation restaurée et d'un consensus sur les conditions du mieux vivre ensemble », lit-on.

En outre, la plateforme de l’ancien chef d’Etat estime que le changement des médiateurs « consacre l’instabilité de la vision ».  Elle préconise, plutôt, « la sincérité, la bonne foi des parties ainsi que leur constance dans le respect des engagements » qu’elle présente comme des éléments clé sur lesquels se reposent le succès de tout dialogue. 

Cependant, Sauvons la RDC fustige « l'instabilité de la parole d'Etat, les ambiguïtés stratégiques, les contradictions quant au choix des options pour la résolution de la crise, l'instrumentalisation des processus politiques, et la manipulation de ceux-ci afin de faire triompher sa cause et non celle du pays, ont fini par enlever toute fiabilité aux discours tenus et engagements pris par le Président Tshisekedi et son régime, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays »

Dans le cadre de ce grand événement qui se dessine, voué à solutionner les problèmes sécuritaire dans l’Est de la RDC, le président Angolais a également consulté mercredi les leaders religieux du pays, dont des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et les pasteurs de l’ECC. Cette rencontre, initiée par l’actuel président en exercice de l’union africaine, intervient quelques jours après deux déplacements, en moins d’une semaine, du président congolais Félix Tshisekedi à Luanda pour des consultations avec son homologue angolais. 

Par ailleurs, ces échanges se déroulent dans un contexte où les négociations sur les six protocoles destinés à compléter les deux premiers de l’accord-cadre entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 demeurent au point mort, selon des sources proches du dossier. Le processus de Doha, qui a abouti en novembre dernier à la signature de cet accord-cadre entre les deux parties,  semble bloqué. Fin 2025, rébellion a accusé Kinshasa d’avoir boycotté deux réunions d’évaluation du cessez-le-feu, « démontrant que les accords n’étaient qu’un écran de fumée, un simple repli tactique pour se réarmer et se réorganiser ». 

Source : https://actualite.cd/

Rédaction Kuvuk

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