Affaire fils de Mushobekwa contre Un haut cadre de l'ANR : début de l'audience à la Cour militaire de Kinshasa/Gombe
Arrivées successives de véhicules, entrée des avocats et d’autres personnalités, contrôle renforcé dès l’accès à la parcelle, salle d’audience prête avec le drapeau déjà en place : telle est l’ambiance qui règne ce jeudi 26 février dans les installations de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, à l’occasion de l’ouverture du procès opposant Claudien Likulia Lifoma, fils de Madame Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre et députée nationale honoraire, à Philémon Mambabwa Zebo, administrateur principal et chef du département d’appui à l’Agence nationale des renseignements (ANR) et consorts.
Arrivées successives de véhicules, entrée des avocats et d’autres personnalités, contrôle renforcé dès l’accès à la parcelle, salle d’audience prête avec le drapeau déjà en place : telle est l’ambiance qui règne ce jeudi 26 février dans les installations de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, à l’occasion de l’ouverture du procès opposant Claudien Likulia Lifoma, fils de Madame Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre et députée nationale honoraire, à Philémon Mambabwa Zebo, administrateur principal et chef du département d’appui à l’Agence nationale des renseignements (ANR) et consorts.
L’ouverture de cette première audience fait suite à une affaire ayant profondément indigné l’environnement sociopolitique congolais, qualifiée d’« agression » à l’encontre des fils de l’ancienne ministre des Droits humains et députée nationale honoraire, Marie-Ange Mushobekwa. À ce sujet, plusieurs voix s’étaient élevées pour exiger l’ouverture d’enquêtes, puis la comparution des présumés auteurs devant les instances judiciaires.
La tenue de ce procès, impliquant un haut cadre de l’Agence nationale des renseignements (ANR), présenté comme proche de l’entourage du chef de l’État, Félix Tshisekedi, est perçue dans l’environnement sociopolitique congolais comme un véritable test pour la justice militaire, censée être indépendante et impartiale dans une affaire ayant captivé l’attention de l’opinion publique.
Lors d’une conférence de presse, Marie-Ange Mushobekwa avait accusé le cadre de l’ANR d’avoir ordonné l’enlèvement et la torture de ses deux enfants mineurs. Selon Mme Mushobekwa, les faits se seraient produits dans la nuit du 21 décembre 2025, dans la résidence privée de Philémon Mambabwa. Elle affirme que ses enfants, Claudien et Christopher Likulia, âgés de 18 et 17 ans, ainsi qu’un de leurs amis âgé de 17 ans, ont été « séquestrés, ligotés, tabassés et torturés » par sept policiers et militaires agissant sur ordre de ce responsable des services de renseignement.
« Une décision arbitraire, brutale et disproportionnée, prise hors de tout cadre légal », avait déclaré Marie-Ange Mushobekwa, affirmant que les adolescents étaient non armés, non recherchés par la police et présents dans la résidence à la suite d’une invitation de proches de la famille Mambabwa.
Elle a indiqué que ses enfants avaient été frappés jusqu’à l’évanouissement et présentaient encore des séquelles physiques, notamment des hématomes visibles, des difficultés à s’asseoir et une incapacité fonctionnelle de la main droite pour l’un d’eux. Elle a également évoqué des traumatismes psychologiques persistants.
Mme Mushobekwa avait dénoncé ce qu’elle qualifie d’« abus de pouvoir personnel » et d’« affaire d’État », estimant que l’absence de sanctions administratives ou judiciaires, trois semaines après les faits, engage la responsabilité des autorités compétentes, notamment le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice.
Elle a appelé à un procès équitable. « Ce n’est pas une affaire politique, c’est un test moral pour l’État », a-t-elle déclaré, appelant les autorités à assumer leurs responsabilités.
Source : https://actualite.cd
Rédaction Kuvuk
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